Niveau seconde
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histoire

Posté par
beautymath
15-04-14 à 17:56

Bonjour , une question mais posée impossible d'y répondre si vous pouvez m aider silvouplait : aujourd'hui quels sont les deux systèmes de production agricole qui s'opposent dans le monde ??
                Merci de votre compréhension

Posté par
geegee
re : histoire 17-04-14 à 15:59

Bonjour

Il y a l'agriculture intensive( fort rendement, industrielle, utilisation mecanique) et extensive (artisanale, petite exploitation a faible rendement).

Posté par
geegee
re : histoire 17-04-14 à 16:07

En temps de guerre, les affiches de propagande en faveur de l'effort de guerre inclue l'incitation à une intensification de la production agricole ; Affiche du Bureau de la gestion des urgences. Bureau de l'information de guerre. Direction des opérations nationales. Bureau des services spéciaux. (utilisée durant laSeconde Guerre mondiale, du 09/03/1943 au 15/09/1945)L'agriculture intensive a permis, au cours duxxe siècle, d'augmenter très fortement les rendements et par voie de conséquence laproduction agricole, et de diminuer corrélativement les coûts de production. Les gains de productivité réalisés ont autorisé la très forte diminution de la population agricoledans les pays développés (elle ne représente plus que 2 à 3 % de la population active), en répondant aux besoins alimentaires et de fibre (coton) de la population agricole et non agricole et en trouvant de nouveaux marchés via l'exportations massive d'une partie de la production, contribuant parfois à corriger, en partie au moins, les déséquilibres alimentaires existant sur la planète, mais parfois en les accentuant en cassant les marchés locaux non concurrentiels.L'industrialisation agricole a fait reculer la pénibilité des conditions de vie et/ou de travail des agriculteurs, souvent en augmentant leurs revenus, mais avec une forte perte d'emploi agricole.L'intensification de l'agriculture datant desannées 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. Elle a assuré lasécurité alimentaire, tant en quantité qu'en qualité, des pays développés et a contribué à améliorer l'approvisionnement de certains pays en voie de développement, notamment l'Inde.Les pays dits « en voie de développement »n'ont souvent pas pu bénéficier des avantages ou des richesses espérées permises par l'agriculture moderne. Les raisons les plus citées en sont des sols etclimat souvent défavorables, l'insuffisance d'eau, de capital financier, de formation adaptée et dans un certain nombre de pays de conditions politiques, économiques ou juridiques défavorables, ou les déséquilibres induits par certaines taxes ou protection de marchés, ou surtout par les subventions massives donnée à l'agriculture industrielle des pays riches




Agriculture intensive

L'intensification de l'agriculture moderne a été permise par la mécanisation associée au remembrement et par l'utilisation d'intrants (semences, engrais, pesticides)Serre en EspagneL'agriculture intensive est un système de production agricole « fondé sur l'optimisation de la production par rapport à la surface cultivée, qui requiert des investissements importants et une utilisation accrue d'intrants agricoles (énergie, engrais, matériel). »[1]

Agriculture et productivitéModifier

En fonction des moyens mobilisés on peut avoir une productivité physique par unité de main-d'œuvre (UTH, pour unité de travail humain) ou une productivité physique par unité physique ou économique exploitée (productivité par hectare de surface agricole, par unité de surface dans un bâtiment d'élevage ou dans une serre, par quantité de capital immobilisé). En fait la productivité est une notion inhérente au système technique utilisé, ce qui impose de le définir préalablement. Ainsi, à rebours de la productivité des systèmes agricoles intensifs conventionnels, Michel Griffon[2] met en avant une productivité qui est le résultat de moyens écologiques mis en œuvre, il développe dans ce sens l'idée d'agricultures écologiquement intensives fondées sur la mobilisation de technologies ayant globalement un effet positif sur l'environnement. Dans cette approche on pourra consulter aussi l'articleMicro-agriculture biointensive.La productivité physique ne doit pas être confondue avec la productivité en valeur fondée sur la valeur de la production rapportée aux moyens économiques engagés même si les deux se recoupent et encore moins avec la rentabilité.En fonction des moyens mis en œuvre et surtout de l'importance de la main d'œuvre engagée, l'agriculture intensive peut se rencontrer dans deux systèmes opposés :- l'agriculture traditionnelle d'une part,- l'agriculture moderne d'autre part.

Aux origines de l'intensification : systèmes agricoles traditionnels et intensificationModifier

Un trait essentiel des systèmes agricoles traditionnels et intensifs est l'importance du travail humain (nombre d'UTH engagées par unité foncière). La ressource rare est le foncier. La main-d'œuvre est abondante et/ou faiblement rémunérée. Ceci se traduit parune productivité élevée du foncier et une productivité faible de l'UTH.

Cas de l'agriculture chinoise

Le système agricole traditionnel chinois est intensif (forte productivité par unité foncière), son caractère traditionnel historique s'exprimant dans l'importance de la main d'œuvre engagée au sein de très petites ou de microexploitations. En 1957, on comptait 130 millions d'exploitations familiales, avec en moyenne 6 personnes et 1,7 hectare par famille. En 1958, elles furent transformées en 26000 communes populaires, puis, 3 ans après, en 6 millions d'équipes de production. Après les réformes engagées en 1978, les paysans ont repris le contrôle de leurs terres. On compte aujourd'hui 250 millions d'exploitations familiales employant, en moyenne, 1,4 personne sur moins d'un demi-hectare[3].Ce système est aujourd'hui déstabilisé par l'industrialisation et l'attractivité urbaine qui en résulte comme cela s'est produit dans le passé dans les pays développés occidentaux. Parallèlement, on constate le développement à grande vitesse d'une agriculture moderne intensive, notamment dans le secteur de l'élevage industriel (porcs et volailles).On doit à des travaux de recherche d'économistes et historiens d'avoir montré l'ancienneté et les conditions de l'émergence de ce système qui a accompagné et permis une expansion démographique, en particulier le travail réalisé par Li Bozhong sur larévolution agricole à l'époque des Tang (618-906) rapporté par Michel Cartier[4]. À l'inverse d'autres systèmes agricoles traditionnels, le système agricole chinois n'a jamais été autarcique mais au contraire fortement inclus dans une économie d'échange et lié à une multiactivité. Tout cela a contribué à faire de la Chine la première économie mondiale en termes de PNB jusque vers 1850, position qu'elle est en train de retrouver[3].Culture de riz en terrasses, avant plantation, dans leYunnan (Chine)Les facteurs principaux de cette intensification agricole ont été :- la priorité aux cultures- l'utilisation intensive du fumier- le recours massif à l'irrigationLes réseaux d'irrigation exigeaient une main d'œuvre très importante tant pour la construction des ouvrages que pour leur entretien. Cette intensification découle de ce que la Chine ne compte que 10,1 % de sa surface en terres arables soit 0,08 ha par habitant alors que ce pourcentage est 27,8 % en Europe avec 0,26 ha de terre arable par habitant et 52,7 % en France avec 0, 46 ha par habitant, (valeurs pour 1996[3]).Aujourd'hui 52 % des terres arables sont irriguées en Chine contre 10 % aux États-Unis[3].

Agriculture moderne et intensificationModifier

La notion d'agriculture moderne n'implique pas obligatoirement la mise en œuvre d'une intensification mais plutôt une optimisationde l'emploi des moyens de production (foncier, travail, capitaux) en fonction des prix des produits livrés sur le marché, optimisation au sens mathématique du terme telle que mise en œuvre initialement dans les travaux pionniers de Jean Chombart de Lauwe sur l'optimisation linéaire appliquée à la gestion de l'exploitation agricole[5]. Le trait dominant de l'agriculture moderne, intensive ou non, est la réduction du coût du travail ou du temps de travail par unité physique de production dans le coût de production, doncune productivité élevée du travail ou de l'UTH.

Agriculture moderne non intensive ou partiellement intensive

Elle est mise en œuvre en particulier lorsque le coût du foncier est particulièrement bas, situation qui peut se rencontrer dans certains pays. On a dans ce cas une productivité par hectare faible avec une productivité par UTH élevée. Par exemple :

En productions animales

L'élevage bovin à viande sud américain, au Brésil, en Argentine et en Uruguay, peut être à la fois extensif (utilisation de grands espaces herbagers avec une faible charge de bétail à l'hectare, très peu de mécanisation et d'intrants), et moderne en ce sens qu'il utilise certains outils de l'élevage moderne (traitements antiparasitaires des animaux, prophylaxies, contention), avec un faible coût relatif de la main d'œuvre, pour obtenir les coûts de production de viande bovine les plus bas sur le marché mondial.L'élevage bovin laitier néo-zélandais est souvent considéré comme extensif en ce sens qu'il est essentiellement herbager, avec très peu d'intrants achetés par comparaison avec les systèmes laitiers européens et nord américains qui pratiquent l'intensification fourragère (ensilage de maïs) et le recours aux concentrés alimentaires, tout en étant très moderne par sa rationalité, avec encore un faible coût relatif de la main d'œuvre. En fait la production de l'herbe y est intensive (fertilisation et irrigation). Dans ce système herbager la maîtrise très poussée de la traite mécanique des grands troupeaux contribue à une productivité poussée par unité de main d'œuvre. Au bilan, ce système laitier livre des produits laitiers au prix le plus compétitif sur le marché mondial[6].

En productions végétales

Immensité des espaces céréaliers et moisson aux Etats-UnisCertains systèmes de production, céréaliers notamment, australiens, nord américains et sud américains, peuvent être à la fois modernes et partiellement extensifs ou peu intensifs (peu d'intrants par hectare par rapport aux systèmes européens, pas d'irrigation), avec une forte mécanisation donc avec une productivité par hectare moindre, mais avec très peu de main d'œuvre. En Australie (céréaliculture moderne et non intensive ou semi extensive), on produit du blé à raison de 15 à 20 quintaux à l'hectare en moyenne mais sur des exploitations de 4000 à 5000 hectares. En France, dans le Bassin Parisien (céréaliculture moderne et intensive), on produit 80 à 100 quintaux par hectare mais sur des exploitations de 150 à 300 hectares pour le principal[7].

Agriculture moderne intensive

L'agriculture moderne intensive cumule à la fois une productivité physique élevée du foncier ou des capitaux fixes immobilisés et une productivité élevée des UTH. C'est en ce sens qu'elle est parfois qualifiée deproductiviste, terme en vogue lors de l'après-guerre dans les pays totalitaires etoccidentaux, mais à connotation parfois péjorative au début du xxie siècle.Elle fait appel :- à des équipements achetés apportés par la technique moderne : machinisme agricole,irrigation et drainage des sols, culture sous serre et culture hors-sol, etc.,- à des agrofournitures achetées : semences, engrais, produits de traitement des cultures, produits de l'industrie de l'alimentation du bétail, etc.,- à des techniques très diversifiées développées par l'enseignement technique agricole, par les organismes techniques dedéveloppement agricole et par la Recherche elle même (l'INRA, le CEMAGREF etc. en France), par les services commerciaux aussi des firmes industrielles.En maximisant les rendements, l'agriculture intensive permet de réduire, à production égale, les surfaces cultivées. À titre d'exemple, en France entre 1989 et 2005, le rendement moyen toutes céréales est passée de 60 à 70 q/ha, permettant une augmentation de la production de 11,3 % et une réduction de 2,7 % du sol consacré à ces cultures, libérant environ 259 000 hectares de terre[8]. C'est l'augmentation des rendements qui a permis, depuis l'après-guerre, d'augmenter sensiblement le taux deboisement du pays, malgré la stérilisation croissante de surfaces agricoles urbanisées.

Posté par
geegee
re : histoire 17-04-14 à 16:22

Bonjour

Système de production agricole

Selon la FAO, un système de production agricole est la représentation qui s'approche de la réalité dont nous disposons sur la manière de penser et de décider des agriculteurs.Les systèmes de production doivent faire face à un enjeu majeur : la notion de durabilité des systèmes d'exploitation. Considérer l'agriculture comme un système implique d'intégrer les dimensions biologiques, physiques, ainsi que les aspects socio-économiques au niveau de l'exploitation agricole.Il faut :mettre sur le marché des produits à un prix et à un niveau de qualité acceptables pour le consommateur,répondre aux demandes des industries de transformation,assurer un revenu correct aux agriculteurs,assurer la pérennité de l'exploitation (foncier, reprise de l'exploitation...),préserver la qualité de l'environnement,mettre en œuvre des systèmes de production acceptables pour le public (élevage),assurer la durabilité du système d'exploitation pour le bien-être desgénérations futures.On distingue de nombreux types de système, par exemple et par ordre alphabétique :L'agriculture biodynamiquel'agriculture biologique (parfois appelée agriculture écologique)l'agriculture de conservation ou conservativel'agriculture durablel'agriculture extensivel'agriculture intensivel'agriculture partagéel'agriculture raisonnéeL'agriculture socialel'agriculture de subsistanceL'agriculture urbaineL'agriculture GaïaLa permaculture (ou agriculture permanente)L'agro-écologie

L'agriculture traditionnelleModifier

L'agriculture traditionnelle est un système basé sur la polyculture et l'élevage. Il ne permet que de subvenir partiellement aux besoins alimentaires de la population. Lesengrais organiques (fumier) restent majoritaires, mais d'autres sources sont également exploitées (guano, cendres...). Jusqu'au début du XXe siècle, l'industrie était incapable de fournir des engrais minéraux.

L'agriculture du milieu du XXe siècle : mise en place de techniques modernesModifier

Dans la première moitié du XXe siècle, on assiste à la mise en place de nombreux instituts de recherche et d'instituts techniques qui font progresser les techniques agricoles. Ils mettent à la disposition de l'exploitant agricole des techniques issues du progrès de la connaissance.Rendements de blé dans les pays en développement (1950-2004)Dans la majorité des pays développés, ces progrès s'accompagnent d'une structuration économique et financière, et aboutissent à une spécialisation et à une régionalisation de plus en plus poussées.Parmi les évolutions notables, la mécanisation des travaux agricoles, l'introduction de la sélection végétale et animale, l'utilisation croissante d'engrais minéraux permettent l'évolution des résultats en termes de rendement, de productivité et de qualité des produits agricoles. Cependant, les progrès sont lents. Par exemple, le rendement du blé tendre en France passe d'environ 10 quintaux par hectare en 1850 à 20 quintaux en 1950 (pour comparaison, au début du XXIe siècle, le rendement moyen en France est de l'ordre de 80 q/ha). L'évolution est aussi accompagnée par l'utilisation croissante deproduits phytosanitaires et de progrèsmécaniques.D'une façon générale, cette phase de modernisation de l'agriculture s'est accompagnée d'un profond changement des relations socio-économiques du monde agricole avec le reste de la société, et en particulier d'une baisse spectaculaire de la population active agricole qui ne représente plus que 2 à 3 % de la population active dans les pays les plus développés.

L'agriculture intensiveModifier

L'agriculture intensive est caractérisée par l'usage important d'intrants, et cherche à maximiser la production, souvent aux dépens des considérations environnementales.

L'agriculture biologiqueModifier

L'agriculture biologique est un mode de production agricole qui se différencie des autres modes de production en privilégiant les ressources renouvelables et le recyclage, en restituant au sol les éléments nutritifs présents dans les déchets ou coproduits. Dans l'idéal, l'agriculture biologique doit respecter les mécanismes régulateurs de la nature pour la nutrition et la protection des produits agricoles, et d'une façon générale éviter le recours aux engrais de synthèse, auxherbicides, fongicides, pesticides, régulateurs de croissance, hormones, antibiotiques, OGM. Elle doit œuvrer dans le sens d'uneagriculture durable et réduire la pollution.Son coût semble élevé au regard des prix des produits acutellement commercialisés, mais son impact avantageux sur l'environnement peut permettre à long terme la réduction de nombreux frais supportés par la collectivité, comme le retraitement des eaux polluées, la lutte contre l'eutrophisation etc.

L'agriculture raisonnéeModifier

L'agriculture raisonnée est un mode de production agricole qui cherche à maîtriser les effets positifs et négatifs de l'activité agricole sur l'environnement tout en assurant la qualité des produits, ainsi que le maintien voire l'amélioration de la rentabilité des exploitations. Elle repose sur l'adoption de pratiques considérées comme respectueuses de l'environnement par l'expérience scientifique, afin d'assurer un développement durable.

L'agriculture écologiqueModifier

L'agriculture écologique est définie comme une agriculture ayant comme préoccupation primaire de gérer ses effets sur l'environnement, de façon à ce que les enjeux environnementaux soient réellement pris en compte par des pratiques agricoles adaptées. Elle s'envisage essentiellement à l'échelle locale.

L'agro-écologieModifier

« L'agroécologie est l'application de l'écologie à l'étude, la conception et la gestion des systèmes agroalimentaires durables. Elle est par définition une pratique interdisciplinaire qui implique une redéfinition des frontières scientifiques et sociales, ce qui constitue un défi intellectuel majeur pour la recherche en agronomie (Buttel, 2003 ) » en écologie et en sciences sociales. Elle demande la construction de nouveaux savoirs et interroge le mode de formation des scientifiques travaillant sur les systèmes agricoles et alimentaires



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