Fiche de histoire géographie
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Des sociétés inégalement développées

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(devant la santé, l'alphabétisation, les risques)

Introduction



Les populations et les sociétés à travers le monde ne sont pas égales en matière de préservation de la santé, d'accès à l'éducation, et de protection contre les risques et catastrophes naturelles. Ce sont là trois des facteurs essentiels à partir desquels il est possible de déterminer l'état de développement d'un pays ou d'une région.

Ces inégalités sont identifiables d'une région à une autre, entre les pays de l'hémisphère sud, plutôt pauvres, et les pays de l'hémisphère nord, plus développés. Mais des inégalités demeurent aussi entre pays d'une même région du fait des politiques sociales menées respectivement par ces pays. On retrouve de semblables inégalités au sein d'un même pays entre zones urbaines et zones rurales, et aussi entre les quartiers populaires et les quartiers bourgeois.

Quelle est donc l'ampleur de ces inégalités ? Comment les évaluer et en rendre compte avec précision ?

I. La santé

L'évaluation des inégalités sanitaires entre populations ne correspond pas aux seuls critères de la maladie ou encore de l'infirmité. Les questions d'hygiène de vie, de bien-être mental et moral, ainsi que celles des infrastructures et des divers dispositifs de santé mis en place par les pouvoirs publics, sont elles aussi au coeur de la problématique de la santé dans le monde.

1. La santé physique

La santé physique des populations peut s'évaluer à travers notamment deux principaux indices :

L'espérance de vie ; c'est le nombre moyen d'années de vie d'un individu dans une région du monde, ou dans un pays. Cet indice est l'un des plus usités par les statisticiens en charge des estimations des inégalités sanitaires car il permet d'avoir une vision globale de l'état de santé d'une population.

Le taux de mortalité infantile ; il tient compte du nombre de décès d'enfants de moins d'un an sur une période d'un an et pour un échantillon de mille naissances. Cet indice est particulièrement important car il concerne la frange la plus fragile d'une population.

Pour exemple, en France le taux de mortalité infantile est, en 2013, en dessous de 5 décès pour mille naissances, quand en Sierra Leone, en Afrique, il est de plus de 90 décès pour mille naissances. A la même période, l'espérance de vie en France excède les 80 ans, quand en Sierra Leone elle oscille entre 40 et 56 ans.

2. La santé mentale

Le critère mental est sans doute celui dont il est le moins tenu compte. Il est en effet difficile de répertorier, spécialement dans les pays sous-développés, les différents problèmes psychiques et leurs gravités respectives.

Ce qui peut donc néanmoins être dit c'est que ces problèmes sont plus étudiés dans les pays développés, où les habitants peuvent bénéficier des divers services de psychologues, d'hôpitaux et de thérapies psychiatriques. Dans les pays les plus pauvres, les malades sont souvent laissés à l'abandon par les instances publiques, et leur santé relève alors de la seule responsabilité de leurs familles.

3. Les infrastructures et les dispositifs sanitaires

La bonne santé des populations est en premier lieu le fait des différentes infrastructures et dispositifs dont elles disposent.

Ainsi, par exemple, dans les pays les plus développés on trouve une assistante médicale importante (33 médecins pour 10 000 habitants en France en 2013, pour un seul en Sierra Leone).

A cela s'ajoute la mise en place, entre autres, de congés maternités, de multiples campagnes de vaccinations, de dépistages et d'examens médicaux dans les pays les plus développés ; alors que dans les pays les plus pauvres l'accès aux médicaments est rare et les équipements hospitaliers des plus vétustes.

Notons toutefois une certaine disparité dans certains pays développés. Ainsi, si en France les populations les plus en proie à la précarité jouissent d'une importante sécurité sociale établie par les pouvoirs publics, aux Etats-Unis seules des associations caritatives tentent de palier véritablement aux difficultés des plus démunis.

II. L'alphabétisation

L'alphabétisation est le premier critère à partir duquel peut-être apprécié l'accès et le niveau d'éducation des populations mondiales.

1. Les moyens éducatifs

Que cela soit en termes de qualification du personnel, ou d'infrastructures et d'équipements scolaires, de nombreux écarts subsistent d'un pays à l'autre.

Par exemple, le Burkina-Faso, en Afrique, compte plus de 70% d'analphabètes dans sa population, avec en outre des disparités quant aux niveaux d'éducation respectifs des hommes et des femmes.

2. L'incidence sur le développement des pays

Le manque d'instruction des populations des pays sous-développés nuisent à leur autonomie en matière de développement politique, économique et social.

Patronat et main d'oeuvre qualifiée sont bien souvent d'origines étrangères. Les populations locales n'assurent alors, dans leur majorité, que des tâches subalternes ; et elles sont confrontées régulièrement au chômage.

III. Les risques

Les populations mondiales ne sont pas égales non plus face aux risques de catastrophes naturelles, ou technologiques (inondations, cyclones, tsunamis, séismes, incidents nucléaires, etc.). En effet, les moyens de prévention et de gestion diffèrent fortement d'une région à l'autre.

1. Les méthodes préventives

Les pays les plus développés ont mis en place une série de dispositifs de sécurité auxquels les pays à l'économie plus précaire ne peuvent prétendre :

Un aménagement du territoire pensé en fonction des zones à risques ; des constructions réalisées pour atténuer l'impact des catastrophes ; ou encore des examens devant mesurer l'exposition aux risques sismologiques et météorologiques des populations du territoire.

Des programmes pédagogiques établis à l'attention des populations, tel qu'au Japon où, dès l'école primaire, les enfants sont sensibilisés aux règles de sécurité et entrainés à adopter des codes parasismiques.

Des dégâts et des pertes humaines sont aussi à déplorer dans les pays développés victimes de catastrophes, mais celles-ci font régulièrement l'objet d'études afin d'améliorer le système préventif de ces pays.

2. La gestion des catastrophes

Dans les pays les plus développés, les pouvoirs publics sont en mesure de pourvoir aux premiers soins et d'élaborer des dispositifs d'urgence. Des procédures d'évacuation des populations, ou l'aménagement d'abris de première nécessité, y sont rapidement organisés.

Ailleurs, les Etats sont souvent dépendants de l'intervention d'une aide humanitaire internationale. De plus, parfois instables, enclins à des luttes de pouvoirs intestines, ces Etats éprouvent les pires difficultés à entretenir des relations diplomatiques à l'égard des organismes non gouvernementaux de secours.
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